Il neigeait
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« Je vous emmène en septembre 1812. Epuisées par des combats et par la faim, les armées de Napoléon arrivent devant les minarets de Moscou. La ville est démesurée, mais où sont les habitants ? La ville est riche, mais où sont les vivres ? Les greniers sont vides, les Russes ont décampé. A peine rencontre-t-on des marchands étrangers, et des comédiens français cachés dans les caves du Kremlin. Soudain, le feu. Le quartier chinois s’embrase, l’incendie gagne vite les maisons de sapin. Les pompes à incendie ont disparu. C’est un piège. Moscou va flamber pendant plusieurs jours. Quand la pluie apaise le feu, l’Empereur décide de s’installer dans les ruines, il croit que le Tsar va négocier une paix, mais non, ses troupes refluent un mois plus tard, grossies par des milliers de civils. Commence alors la fameuse retraite vers la Bérésina. La neige tombe. Les Cosaques harcèlent les égarés. Le froid devient épouvantable. Les fugitifs dépècent leurs chevaux, ils s’entre-tuent pour une pomme de terre gelée, se grignotent les poignets. Trois cent trente mille d’entre eux vont périr dans les steppes. J’ai voulu raconter comment des femmes et des hommes ont supporté cette aventure extrême, civils et militaires mêlés. Ils étaient courageux ou lâches selon les moments, parfois profiteurs, voleurs, amoureux, rusés, endurcis ou faibles. Au-dessus d’eux, Napoléon planait. Il rêvait à l’Europe, à sa monnaie unique, à sa dynastie. Il ne voyait plus la réalité. » P. R. Patrick Rambaud a écrit une trentaine de livres. Il neigeait constitue le deuxième volet d’une trilogie impériale commencée avec La Bataille, Grand Prix du roman de l’Académie française phis Prix Goncourt, en 1997. On n’y trouvera ni une leçon d’histoire, ni un réquisitoire anti-bonapartiste. C’est que l’auteur a adopté le point de vue d’un combattant français moyennement informé, avec une sympathie – prudente, mais réelle – pour le Corse et son appareil belliqueux … Ceci n’est pas non plus un roman, on n’y trouvera pas d’affrontements entre caractères fortement dessinés, ni de déchaînements des passions, ni de spasmes de la mémoire. Rambaud n’est pas Tolstoï. Des personnages historiques tiennent des conversations d’état-major, et les rares comparses fictifs mis en scène ne servent qu’à montrer ce qui se passe chez les exécutants … Ils révèlent la véritable nature de ce livre qui tient du journalisme plutôt que de la littérature ; un journalisme d’excellente facture. La documentation existe, extraordinairement riche et variée, Rambaud la mastique et la régurgite avec un réel talent d’observateur. Il est parfait dans le détail … Le vrai personnage, celui qui donne son intérêt au récit, c’est l’armée elle-même, avec la foule de civils qui la suit et parfois l’entrave. Le feu et la faim la chassent de Moscou, l’état-major la jette sur les routes gelées ; le thermomètre baisse, les cosaques rôdent, et le grand corps se désagrège, se gangrène, se pourrit et finalement se déshumanise. Les grands échecs napoléoniens l’inspirent ! Après La Bataille, qui relatait Essling (1809), l’une des premières défaites de l’Empereur que Balzac rêva (mais rêva seulement) de mettre en mots, Patrick Rambaud s’intéresse à la célèbre retraite de Bérézina (1812). Des centaines de milliers d’hommes périrent dans les déserts, les forêts, la boue et le froid du territoire russe. Certains y révélèrent leur courage, leur ténacité, d’autres leur lâcheté et leur vulnérabilité. Patrick Rambaud fait revivre ces hommes et ces femmes qui participèrent à la débâcle de la Grande Armée. Il souffle un tel vent de réalisme dans cette nouvelle épopée napoléonienne que le voeu de Balzac s’en trouve une fois de plus réalisé : “Le livre fermé, vous devez avoir tout vu intuitivement et vous rappeler la bataille comme si vous y aviez assisté.” Patrick Rambaud est polygraphe ! Outre ses romans, dont La Bataille, prix Goncourt et Grand Prix du roman de l’Académie française en 1997, il est l’auteur de parodies, de sketches (dits par Bernard Haller), de scénarios (pour Jean-Pierre Mocky) et d’un spectacle monté par Jérôme Savary. –Laure Anciel En 1812 l’armée napoléonienne entre dans Moscou déserté. Elle sera bientôt surprise par le feu, puis chassée par l’arrivée des troupes russes grossies par des milliers de civils. Patrick Rambaud raconte les sentiments et la survie de ces hommes et femmes, civils et militaires, qui, forcés de se replier vers la Berezina, devront affronter un froid inhumain, mais surtout le manque de vivres qui les poussera aux pires extrémités. Pendant que trois cent trente mille hommes périssent, Napoléon, lui, poursuit ses rêves de grandeurs. Pour écrire cette suite à “La Bataille”, qui lui a valu de grands prix littéraires, le romancier a consulté les récits d’époque. Sa langue coulante captive le lecteur et l’entraîne comme un complice dans une aventure foisonnante, épisode tragique de l’histoire européenne.
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Toujours en très bon état
Une bonne action pour la planète
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ISBN 13 : 9782246584216
ISNB 10 : 2246584213
Nombre de pages : 333
Éditeur : Grasset
État du livre : très bon état
Reliure : broché
Poids : 305 gr
Largeur : 13 cm
Longueur : 20.5 cm
Épaisseur : 2.11 cm
Auteur : Patrick Rambaud
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