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Seul dans le Noir

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En France, toute l’ouvre de Paul Auster est publiée aux éditions Actes Sud. Derniers titres parus : Brooklyn Follies et Dans le scriptorium. « Je l’ai mis dans un trou. Ça me semblait un bon début, une façon prometteuse de mettre les choses en train. Mettre un homme endormi dans un trou et voir ce qui se passe quand il se réveille et tente d’en sortir. Je parle d’un grand trou dans le sol, profond de près de trois mètres, creusé de manière à former un cercle parfait, avec des parois lisses en argile dense et solidement tassée, si dures que leur surface a la consistance de la terre cuite, voire du verre. C’est dire que, lorsqu’il aura ouvert les yeux, l’homme dans le trou sera incapable de s’en extirper. A moins qu’il ne dispose d’un équipement d’alpiniste – un marteau et des pitons d’acier, par exemple, ou une corde qui lui permettrait de s’arrimer à un arbre proche – mais cet homme n’est pas équipé et, une fois qu’il aura repris conscience, il comprendra bientôt la gravité de sa situation. » Critique littéraire à la retraite, Agust Brill, soixante-douze ans, invalide suite à un accident de voiture, vit chez sa fille dans le Vermont. Pour tromper l’attente du sommeil, il continue l’histoire qu’il a commencé à se raconter la nuit précédente, qu’il place dans une Amérique en pleine guerre civile. Si ces fictions sont destinées à l’empêcher de penser à ce qu’il préfèrerait oublier, la concentration s’avère parfois un problème et très souvent, son esprit finit par dériver vers les sujets auxquels il ne veut pas penser. Poignante réflexion sur la fin de la vie en couple, la solitude, la vieillesse et la mort, mais aussi sur l’Amérique de l’après-11 Septembre, Seul dans le noir interroge avec brio la responsabilité de l’individu, face à lui-même et face à l’Histoire. “Seul dans le noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête tout en m’efforçant de venir à bout d’une insomnie, une de plus, une nuit blanche de plus dans le grand désert américain.” Ainsi commence le récit d’August Brill, critique littéraire à la retraite, qui, contraint à l’immobilité par un accident de voiture, s’est installé dans le Vermont, chez sa fille Miriam, laquelle ne parvient pas à guérir de la blessure que lui a infligée un divorce pourtant déjà vieux de cinq ans, et qui vient de recueillir sa propre fille, Katya, anéantie par la mort en Irak, dans des conditions atroces, d’un jeune homme avec lequel elle avait rompu, précipitant ainsi, croit-elle, le départ de ce dernier pour Bagdad… Pour échapper aux inquiétudes du présent et au poids des souvenirs, peu glorieux, qui l’assaillent dans cette maison des âmes en peine, Brill se réfugie dans des fictions diverses dont il agrémente ses innombrables insomnies. Cette nuit-là, il met en scène un monde parallèle où le 11 Septembre n’aurait pas eu lieu et où l’Amérique ne serait pas en guerre contre l’Irak mais en proie à une impitoyable guerre civile. Or, tandis que la nuit avance, imagination et réalité en viennent peu à peu à s’interpénétrer comme pour se lire et se dire l’une l’autre, pour interroger la responsabilité de l’individu vis-à-vis de sa propre existence comme vis-à-vis de l’Histoire. En plaçant ici la guerre à l’origine d’une perturbation capable d’inventer la “catastrophe” d’une fiction qui abolit les lois de la causalité, Paul Auster établit, dans cette puissante allégorie, un lien entre les désarrois de la conscience américaine contemporaine et l’infatigable et fécond questionnement qu’il poursuit quant à l’étrangeté des chemins qu’emprunte, pour advenir, l’invention romanesque. Contraint à l’immobilité par un accident de voiture, un septuagénaire, August Brill, ancien critique littéraire, trouve refuge contre les souvenirs qui l’assaillent lors de ses innombrables insomnies en se racontant l’histoire d’un monde parallèle où le 11 septembre n’aurait pas eu lieu et où l’Amérique ne serait pas en guerre contre l’Irak mais contre elle-même, en proie à la plus dévastatrice des guerres civiles. Mais par l’un de ces diaboliques effets que seule la fiction est capable de produire, monde véritable et monde imaginaire en viennent peu à peu à s’interpénétrer pour se se lire l’un l’autre, contraignant le vieil homme à raconter ce qui insiste pour être dit, à se confronter aux traumatismes du réel, et l’amenant à concevoir la guerre comme ultime paradigme des ténèbres que chacun porte en soi pour en exorciser les fantômes dévorants. Un tour de force romanesque au service d’un projet d’une exceptionnelle ambition.

Disponibilité : 1 en stock

ISNB 13 : 9782742780464

ISNB 10 : 2742780467

Nombre de pages : 324

Éditeur : Actes Sud

État du livre : bon état

Reliure : broché

Poids : 190 gr

Largeur : 11.51 cm

Longueur : 21.79 cm

Épaisseur : 1.3 cm

Auteur : Paul Auster

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