Biographie

    • Une paix royale

      3,10

      Moi, Pierre Raymond, guide assermenté, je jure que ceci m’est réellement arrivé, qu’encore enfant, et juché sur mon vélo, j’ai été renversé par la voiture d’un roi – et même de deux: Léopold ILI et Baudouin de Belgique. Un épisode au moins de ce livre est donc vrai, et restera dans l’Histoire. Quant au reste, comme c’est moi qui le raconte, il est permis de douter de tout : des circonstances de ma naissance ou de celles dans lesquelles le premier des deux rois a forgé son destin: éducation (à Eton), mariage, veuvage, capitulation, secondes noces, éloignement, abdication, explorations diverses… Cela s’est donc passé dans un petit pays mais où on trouvait encore tout ce qu’il faut pour faire un monde : un monarque qui aurait perdu le pays et gagné le monde; des ministres en exil et passant par des états d’âme; des champions, cyclistes qui pensent tout haut sur les faux plats des Flandres; une grand-mère, la mienne, envahie, dans sa roulotte, par une douce misanthropie.
      N’y aurait-il pas en chacun de nous un roi découronné ? Et pouvons-nous y consentir ? A la fin, par une légère anticipation qui nous mène au-delà de ce siècle, le pays devient plus petit encore. Au point qu’on pourra se demander s’il a jamais existé.

    • Mon ami Le Che

      3,00

      En juillet 1953, Ernesto Guevara de la Serna, 25 ans, prépare son second voyage à travers l’Amérique latine, quelque dix-huit mois après le voyage à moto qu’il effectua à partir de décembre 1951 en compagnie d’Alberto Granado – et qui donna lieu aux livres Voyage à motocyclette, du Che, et Sur la route avec Che Guevara, d’Alberto Granado (l’Archipel, 2006).
      Ce second voyage, Ernesto, alors jeune médecin, l’entreprend en compagnie de Carlos « Calica » Ferrer, son ami d’enfance. Ce dernier nous conte pour la première fois les aventures de ces mois décisifs qui marqueront la métamorphose et la prise de conscience politique d’Ernesto. Les deux amis parcourent la Bolivie, le Pérou et l’Équateur, découvrant la réalité sociale, culturelle et politique d’un continent soumis pendant des siècles.
      Récit d’aventures, journal de bord et roman d’aprentissage, ce récit brosse un portrait intime et inattendu d’Ernesto Guevara avant qu’il ne devienne le Che.

    • La maison de Claudine

      3,00

      En trente-cinq chapitres, chacun constituant une nouvelle, Colette fait revivre avec un rare bonheur dans ce livre de souvenirs son enfance heureuse, sa famille et surtout sa mère, la merveilleuse Sido tant aimée. Les bêtes elles aussi, dont Colette parle mieux que personne, font partie intégrante de cette maison qui devient, grâce au génie de l’auteur, une maison inoubliable.

    • Vladimir ou le vol arrêté

      3,00

      Une météorite, atterrie en plein centre de la Sibérie après des millions d’années de voyage, devait symboliser sur la tombe de Vladimir Vissotsky sa brûlante et trop brève vie. Il n’en a pas été ainsi, malheureusement, mais j’ai appris en 1985 que les astronomes de l’observatoire de Crimée ont baptisé une nouvelle planète découverte entre les orbites de Mars et de Jupiter: VLADVISSOTSKY Elle porte le numéro 2374 dans le catalogue international des planètes. Souvent, je regarde les étoiles et je souris en pensant que parmi cette multitude, un petit point brillant vogue dans l’immensité, que ce corps céleste en mouvement perpétuel est lié à jamais au nom de mon mari. C’est bien ainsi. Marina Vlady

    • Demain est un autre jour

      7,00

      Raconte les souvenirs de J. Lambotte, première femme en Europe à présenter un journal télévisé dans les années 50, à travers des entretiens réalisés par la journaliste J. Vandy. En dehors des riches heures de la télévision de cette époque, ce livre esquisse également le portrait de l’enfant, de l’adolescente et de la femme.

    • Les chiens de Bangkok, voyage au bout de la dope

      3,00
      Ce livre est l’histoire d’un type de vingt-deux ans – l’auteur -, un type normal, idéaliste comme on peut l’être à cet âge. A Montréal où il s’est exilé, il rencontre un autre garçon du même âge qui ressemble à ce qu’il voudrait être. C’est le “baron Daniel”, illuminé, militant, fou à sa manière. Tous deux décident, le soir même de leur rencontre, de partir pour l’Amérique du Sud. Une quête mystique ? Peut-être… D’aventures en aventures, ils rencontrent la cocaïne, s’y adonnent délibérément, puis la vendent. De dégradation en dégradation, leur course devient dépendance : de la cocaïne ils sont passés à l’héroïne. En Thaïlande, ils sont arrêtés et emprisonnés. A Lardyao, une prison pas comme les autres, ils découvrent l’épouvante. C’est l’Asie avec tout ce que cela peut comprendre de délires, de violences, d’incroyable, de comique, d’excessif, de cruel, de délices, de pitoyable aussi. L’auteur accepte ces trois années de prison comme une suite logique à ses errances. Les chaînes aux pieds, il nous fait suivre son évolution face à l’univers carcéral et face à l’héroïne à laquelle il continue à être assujetti. Puis la libération, une fausse libération car ce n’est pas fini, il est encore prisonnier, prisonnier de l’héroïne que les matons vendaient. Paris… L’Irlande… L’auteur mène un dur combat pour se libérer de son esclavage et sa victoire finale, qui est aussi celle de l’amour, marque un espoir pour ceux qui, comme lui, ont entrepris, sans trop savoir pourquoi ni comment, cet inexorable voyage au bout de la dope.
    • Mary Anne

      3,00
      Nous sommes à Londres, dans les dernières années du XVIIIe siècle, et nous assistons à l’ascension d’une gamine partie quasi du ruisseau mais que son intelligence et sa volonté vont porter au premier rang : jusqu’entre les bras du duc d’York, fils du roi et chef des armées britanniques en lutte contre Napoléon.
      Trahie, elle défraiera la chronique à la faveur d’un procès mettant en cause son amant, sera traînée dans la boue par les bien-pensants, se battra la rage au coeur pour faire reconnaître ses droits.Daphné Du Maurier n’est jamais mieux inspirée que lorsqu’elle traite de sujets qui la touchent de près.
      De Mary Anne Clarke, qui fut sa trisaïeule, les dictionnaires nous apprennent qu’elle fut l’une des grandes courtisanes de son temps – et qu’elle incarne aujourd’hui encore, aux yeux des lecteurs du monde entier, l’une des formes les plus pathétiques de la révolte féminine.
      Son aventure – celle d’une femme dressée de tout son haut contre l’hypocrisie de son temps – est pour Daphné Du Maurier l’occasion de composer l’un de ses romans les plus ambitieux, le plus émouvant peut-être.
    • Brûlée vive

      3,00

      Brûlée vive parce qu’ « on » l’avait vue parler à un garçon !
      Souad est née en Cisjordanie. Très tôt elle a appris que la vie des filles ne comptait pas. Sa mère a mis au monde un seul garçon, au milieu de plein de filles. Dès qu’une fille naissait, elle la tuait.
      « Avec une couverture en laine, elle l’étouffait. Je l’ai vu de mes propres yeux, murmure Souad. Cela se faisait devant tout le monde »
      Cette mère mariée à 14 ans avec un homme de 40, il ne parlait jamais. Soumise, elle travaillait sans cesse. Les filles travaillaient, dès leur plus jeune âge, sous l’autorité d’un père violent.
      Un soir, alors qu’elle a 17 ans, enfermée dans une pièce de la maison familiale, elle entend la voix de son père. Elle doit mourir, dit-il. Personne – ni sa mère, ni ses sœurs, ni son frère- ne bronche.
      L’honneur de la famille est souillé, martèle le père, un voisin affirme qu’il l’a vue parler avec un garçon et la rumeur commence à se répandre. Selon la tradition, il faut la tuer au plus vite puis exhiber son cadavre : l’honneur sera lavé …
      Qu’est-ce que le crime d’honneur ? L’assassinat par les parents de leur fille soupçonnée de n’être plus vierge. 10 000 jeunes filles sont tuées chaque année dans le monde par leurs parents, pour venger l’honneur familial.
      Moyen-Orient, Pakistan, Brésil, Nigeria …la liste est longue des pays qui tolèrent cette coutume sociale, car la foi ne punit pas les assassins du crime d’honneur.
      Souad est la seule survivante connue. Victime directe de crime d’honneur, elle accepte aujourd’hui de témoigner pour que nous prenions conscience de l’horreur de ces crimes d’honneur impunis ; pour les filles victimes de cette atroce coutume.
      Au risque de sa vie… si sa famille apprend que Souad est en vie, il lui faudra absolument la tuer, maintenant.

    • Au nom de tous les miens

      3,00

      De la guerre, le petit Martin connaîtra tout : les privations, les humiliations, la peur durant le temps passé au ghetto de Varsovie, l’horreur absolue des camps nazis à Treblinka, la fureur de vivre quand il s’en échappera caché sous un camion, l’abattement et aussi le suprême courage quand il apprendra qu’il a perdu tous les siens…
      Et puisqu’il faut bien vivre, il s’engagera ensuite dans l’Armée rouge, puis partira aux Etats-Unis… Enfin la paix reviendra. Martin reconstruit alors sa vie et rencontre le grand amour en la personne de Dina. C’est dans le sud de la France, par une journée d’été éclatante, que le destin le blessera à nouveau – à mort – en décimant ceux qui lui sont le plus chers. Ce récit de vie, extraordinairement dramatique, a fait le tour du monde.

    • André Malraux , une vie dans le siècle

      4,00

      Malraux a-t-il agi pour trouver dans l’action la source de son inspiration poétique ? A-t-il écrit parce que l’action, fût-elle fraternelle et collective, ne lui donnait ni la réponse à une certaine exigence d’absolu, ni l’accomplissement que cherchent les conquérants ? Ce qui est clair, c’est que sa vie et son oeuvre sont profondément liées : vie construite comme une oeuvre, oeuvre pantelante comme une vie.Histoire d’un homme qui, à force de vouloir transformer en conscience la plus large expérience possible , a vécu plus totalement son temps qu’aucun de ses contemporains. Ainsi cette vie dans le siècle est-elle par un biais une vie du siècle lui-même.

    • Les cendres d’Angela

      2,50

      “Quand je revois mon enfance, le seul fait d’avoir survécu m’étonne. Ce fut, bien sûr, une enfance misérable: l’enfance heureuse vaut rarement qu’on s’y arrête. Pire que l’enfance misérable ordinaire est l’enfance misérable en Irlande. Et pire encore est l’enfance misérable en Irlande catholique.”

      C’est ce que décrit Frank McCourt dans ce récit autobiographique. Le père, Malachy, est un charmeur irresponsable. Quand, par chance, il trouve du travail, il va boire son salaire dans les pubs et rentre la nuit en braillant des chants patriotiques. Angela, la mère, ravale sa fierté pour mendier. Frankie, l’aîné de la fratrie, surveille les petits, fait les quatre cents coups avec ses copains. Et, surtout, observe le monde des adultes.
      La magie de Frank McCourt est d’avoir retrouvé son regard d’enfant, pour faire revivre le plus misérable des passés sans aucune amertume.

    • La chasse à l’ours

      2,90

      Anne Marie était le grand roman de l’amour filial. La Chasse à l’ours, qui s’ouvre par la mort déchirante de cette mère mythique, est celui de la passion amoureuse. Autour de Lulu, cinquante ans, grand reporter dans un quotidien parisien, ours” lâché aussi bien dans la forêt africaine que dans la jungle parisienne, les femmes tournent en chasseresses, sans toujours savoir sur quel pied danser…Car ce baroudeur désabusé, ce don Juan aux tactiques sentimentales qu’on croirait parfois empruntées aux Seigneurs de la guerre, est dans la vie aussi infidèle qu’il est possessif. Paule, Martine, Ghislaine, et surtout Clémence, sa femme légitime, font les frais de cet “ours” à l’appétit infernal et aux réactions imprévisibles.Jamais l’enfant turbulent d’Anne Marie et de Monsieur le consul n’avait, avec tant de lucidité, tant d’émotion aussi, évoqué ces femmes mystérieuses et séduisantes auxquelles son héros doit être l’homme qu’il est, et Lucien Bodard l’auteur de ce beau roman à la gloire de l’amour fou.”

    • Georges Brassens « La Marguerite Et Le Chrysanthème »

      3,00

      Il a été écrit beaucoup sur Georges Brassens. Mais jamais d’une manière aussi intimiste. Ses proches avouent une réticence à parler de sa vie quotidienne. D’autres, éloignés du cénacle, n’ont évoqué qu’une part de l’homme et de l’artiste secret, solitaire, bien qu’entouré d’amis. Au fond, que connaît-on de Brassens?
      Journaliste dans le quotidien “Ouest-France”, Pierre Berruer ne se prétend pas l’ami de l’auteur du “Gorille”. II a trop de respect pour lui. Mais il se flatte d’une bonne relation. Et comme il l’avait fait pour Bourvil (“Du rire aux larmes”), il a rencontré les familiers de l’auteur-compositeur-interprète qui se refuse à être appelé “poète”. Brassens lui-même s’est confié. Et Pierre Berruer a observé. Avec respect, tendresse et humour. Ce livre contient bon nombre d’anecdotes, qui éclairent beaucoup plus le personnage que de longs discours. La jeunesse sétoise, la longue gestation parisienne, l’impasse Florimont, les débuts chez Patachou, les succès, les tournées, le lent travail de fourmi de l’auteur-compositeur se complètent de détails savoureux ou émouvants sur Jacques Brel, Bobby Lapointe, René-Louis Lafforgue et autres artistes ayant côtoyé le “gros” comme on l’appelle familièrement. Enfin, après un chapitre en Bretagne sur la vie estivale de Georges Brassens qui n’avait encore jamais été évoquée, l’auteur aborde les rapports de l’homme et de son oeuvre.
      Un livre sans fioritures, gai, tonique, qui passionnera (et peut-être étonnera) les nombreux admirateurs du “monument” de la chanson française.

    • Quand l’esprit entend : Histoire des sourd-muets

      5,00

      Ce roman historique vrai raconte le combat des sourds-muets contre les préjugés, pour la reconnaissance de leurs droits et de leur langue, celle des signes, de l’abbé de l’Épée à Laurent Clerc, porte-parole de cette communauté, aux États-Unis. Linguiste, psychologue, spécialiste de la langue des signes, Harlan Lane enseigne à Boston. Il est l’auteur de L’Enfant sauvage de l’Aveyron.

    • Les fils de Jeanne

      2,10

      Dans C’est une vie (Editions Luc Pire, 1998), Jean-Paul Procureur témoignait du courage avec lequel Freddy, son père, s’accrochait à la vie malgré la sclérose en plaques.
      Il reprend la plume pour prolonger ce témoignage émouvant de la vie d’une famille de Wallonie : Jeanne, 93 ans, la grand-mère de l’auteur, animée elle aussi par cette incroyable envie de survivre et d’être là et ses fils Freddy et José, qui était “bâti comme un roc”, mais qui est parti le premier. Au fil des pages, Man Jeanne devient votre grand-mère, qui raconte des histoires en beurrant vos tartines…
      Dans les fils de Jeanne, où l’on retrouve l’émotion mesurée et la pudeur de C’est une vie, on peut lire en filigrane : entretenir le souvenir des siens, c’est encore et toujours les aimer.

    • Le Prince foudroyé : La vie de Nicolas de Stael

      2,80

      “Son unique obsession s’appelait la peinture. Elle était son souffle, sa vie, son sang.” Personnalité énigmatique, Nicolas de Staël a été l’artiste météore du vingtième siècle.
      Au terme d’un imposant travail de recherche reposant sur des archives et des témoignages inédits, Laurent Greilsamer propose la trajectoire singulière de ce peintre de l’excès que les défis n’ont jamais effrayé.

    • J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir

      3,00

      La Seconde Guerre mondiale ravage le continent européen. En 1944-1945, les Allemands occupent Budapest et veulent gagner leur ultime bataille contre les Russes dans la ville martyre bombardée jour et nuit. Il faut survivre sous les décombres.
      Christine Arnothy se réfugie avec ses parents dans la cave d’un immeuble au bord du Danube. Écrivant à la lumière d’une bougie, elle raconte les événements quotidiens, évoque la faim et la soif. Pour aller chercher de l’eau avec son père, elle doit enjamber les cadavres dans les rues.
      Après deux mois de siège, la ville, comme toute la Hongrie, est occupée par les Soviétiques. Choisissant la liberté, Christine et ses parents franchissent à pied la frontière austro-hongroise et aboutissent dans un camp de réfugiés en Autriche.
      La vocation d’écrivain de cette adolescente s’est révélée face à la mort. Ce journal de guerre et sa suite, Il n’est pas si facile de vivre, sont lus dans le monde entier.

    • Les enfants de la violence

      4,20

      Ils s’appellent Bruno ou Nadia, Laurent ou Julie. Ils ont entre sept et dix-sept ans. Ils vivent dans des banlieues sans autre horizon que le centre commercial et les caves de HLM ou dans des bourgs sans autre animation que celle du bistrot.
      Leurs parents, sans travail, alcooliques, incestueux, ou simplement indifférents, ne leur ont transmis que misère affective et intellectuelle.
      Aussi ces enfants portent-ils dans leur chair et dans leur coeur les stigmates d’une vie sans amour. Plongés dans l’univers de la drogue, de la délinquance, livrés à eux-mêmes ou à la loi des bandes, ils perpétuent le seul langage qu’on leur ait appris : celui de la violence.
      Sans lyrisme, avec objectivité et dépouillement, Claude Couderc nous dévoile la vie de dix enfants parmi tant d’autres, figures déchirantes de l’enfance bafouée. Un voyage halluciné. Et nécessaire.

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