Sciences, techniques et médecine

Destinés aux spécialistes ou au grand public, vous trouverez tous les ouvrages scientifiques dont vous avez besoin

    • Le changement climatique expliqué à ma fille

      2,50
      Voilà un petit livre qui va à coup sûr passionner les adolescents. Pas seulement parce qu’il propose un état des lieux parfaitement clair de la planète – ce qu’ils ne trouvent pas encore à l’école ni dans les médias -, mais surtout parce que la nécessaire révolution des modes de pensée les concerne au premier chef. La raréfaction du pétrole et le réchauffement climatique vont tout changer: habitat. transports, alimentation, métiers. façons de vivre et de consommer. Catastrophe écologique puis sociale? Si rien n’est fait, assurément. Mais aussi merveilleuse occasion de libérer sa créativité et son imagination, et de réfléchir en toute connaissance de cause à son métier de demain. Les ” drogués du pétrole ” que sont les parents d’aujourd’hui auront-ils des enfants plus clairvoyants et plus sages ? Ce livre peut y contribuer.

    • La réalité de l’âme, tome 2: Structure et dynamique de l’inconscient

      10,00

      A l’école de Freud, puis en rupture avec lui, Jung aura été un des géants du XXe siècle dans l’étude de l’inconscient. Notre souhait est ici de le présenter tel qu’il est et tel qu’il pense, dans un retour rigoureux aux textes, loin des images répandues ou des légendes qui courent à son sujet. Ce premier volume, Structure et dynamique de l’inconscient, par des extraits sélectionnés de textes aussi importants que Métamorphoses de l’être et ses symboles, L’Énergétique psychique, La Psychologie du transfert, Les Racines de laconscience, etc., fait le point sur la notion d’inconscient collectif ou sur l’idée d’archétype – tout à fait différente de ce qu’on croit d’habitude -, sur le concept d’énergie psychique et, beaucoup plus largement, sur le processus et sur la dynamique interne de l’inconscient le plus profond qui, faute d’être intégrés à la conscience autant qu’il est possible, peuvent renverser leur
      fécondité dans la pire des aliénations.

      Le second tome à venir, Manifestations de l’inconscient, s’attache quant à lui aux traces vivantes de notre activité psychique, dans des domaines aussi différents que ceux de la religion, de l’alchimie, de l’art ou de l’histoire.

      Une introduction raisonnée, un compendium général de l’une des oeuvres les plus foisonnantes de ce siècle.

    • Dieu ne joue pas aux dés

      3,70

      Henri Laborit a, maintes fois, et en particulier dans {la Colombe assassinée}, développé ses théories scientifiques, exposant, livre après livre, ses découvertes en biologie et ses thèses de biologie comportementale. Aujourd’hui, Henri Laborit, insatiable curieux, entreprend une extraordinaire démarche, celle qui passionne tous les honnêtes hommes de ce siècle, réunir les fils apparemment épars des trois grandes sciences de cette fin du XXe siècle : l’astrophysique, la physique des particules et la biologie. Comment passer du big bang au développement cellulaire ? Qu’est-ce qui relie le “vide quantique” aux “trous noirs” ? Quels liens existe-t-il entre des électrons et l’angoisse ?

      Henri Laborit nous invite à un fabuleux voyage qui conduit le lecteur de la création du monde à la réaction agressive d’un rat dans une cage de laboratoire, des “petits hommes verts” (qui n’existent pas, nous dit-il) aux charmes et à la beauté d’un corps de femme. Un grand livre humaniste.

    • Le mot d’esprit et sa relation à l’inconscient

      3,50

      Freud avait un faible pour les histoires de «marieurs» dont on trouvera plusieurs échantillons savoureux dans ce livre. C’est que le Witz – le mot ou le trait d’esprit – met en rapport des choses et des pensées hétérogènes : il les condense, il les combine ou, mieux, il les marie, le plus souvent dans une mésalliance qui déclenche le rire de l’auditeur et surprend même celui qui l’énonce. Le Witz réussi a la fulgurance de l’éclair.Le mot d’esprit est ici analysé, dans sa technique et dans ses visées, comme le furent, quelques années plus tôt, le rêve et les actes manqués. C’est qu’il est comme eux, aux yeux de Freud, une formation de l’inconscient plus qu’une production volontaire.Le mot d’esprit ou l’esprit des mots.

    • 4 groupes sanguins 4 modes de vie – Un programme personnalisé

      5,00

      Depuis la parution de 4 groupes sanguins, 4 régimes, best-seller international, la recherche a découvert que, outre la nutrition, de nombreux aspects de notre vie sont conditionnés par notre groupe sanguin : le tempérament, l’équilibre émotionnel, la santé, la prévention des maladies et du vieillissement. Chaque groupe sanguin possède ses forces et ses faiblesses, qu’il est impératif de connaître, afin de renforcer les premières et venir à bout des secondes. Dans ce domaine, l’alimentation joue à maints égards un rôle-clé ; et les recommandations du Dr D’Adamo se sont affinées à la lumière des dernières avancées de la génétique. Vous trouverez dans ce livre un programme détaillé pour : choisir un mode de vie adapté aux besoins de votre groupe ; structurer vos journées de manière à réduire le stress ; élever vos enfants en maximisant leur potentiel individuel ; vivre plus longtemps et en meilleure forme ; surmonter les affections chroniques qui empoisonnent votre existence ou celle de vos proches ; éviter les maux auxquels vous êtes prédisposé ; pratiquer des activités qui conviennent à votre nature.

    • Naître

      6,00

      Il y a une vie avant de naître ! On s’en doute, on le sait, mais c’est encore plus incroyable de le voir. Dans ce livre, le vivant est scruté au microscope, sous tous les angles et en très gros plan. Au commencement était l’amour. Un homme et une femme qui se regardent, s’aiment et un embryon qui commence à se développer dans l’intimité de la femme. Les photos, prises par une caméra thermique lors de l’acte sexuel, donnent le ton : on va en voir de toutes les couleurs. Spermatozoïdes et ovules n’ont plus de secrets pour vous dès que vous vous aventurez au chapitre deux : fertilisation et conception. Ou comment assister en direct à la création d’un nouvel être vivant. Ensuite, tout s’enchaîne : le minuscule embryon s’agrippe à la paroi de l’utérus. Un futur enfant de huit jours ! Puis la création du cœur et ses premiers battements, les mains, aux doigts minuscules, l’apparition des sourcils… chaque photo est émouvante à l’extrême. Les femmes enceintes se diront que ce petit être qui se développe en elle passe exactement par ces phases, et tous les autres êtres humains ne manqueront pas de s’émerveiller : j’étais comme cela, moi aussi, comme j’étais beau/belle à l’époque ! Les auteurs nous emmènent jusqu’à la naissance, moment d’intense bonheur où le papa accompagne la maman pour des clichés forts en émotion. Pour finir, une belle partie sur l’allaitement, avec le bébé qui engloutit la giclée de lait avec gourmandise, précède un chapitre sur la fécondation in vitro. Des bébés éprouvettes que l’on voit aussi “démarrer dans la vie” avec émerveillement. Le texte, très clair et détaillé, s’avère lui aussi passionnant. Où l’on apprend qu’à certains moments le corps du fœtus est couvert de duvet, à d’autres que son cerveau n’est pas du tout protégé, à d’autres encore que l’examen gynécologique pratiqué à différents stades révèle telle couleur ou tel aspect des muqueuses féminines. Bref : un superbe hymne à la vie, rendu possible grâce aux techniques d’imageries scientifiques et au talent du photographe. Quelle aventure ! —Anne Dufour

      Naître, le livre qui montre les photographies extraordinaires de la vie avant la vie. Une nouvelle édition entièrement revue : de très nombreuses photos inédites réalisées grâce à une technologie encore plus pointue (par exemple, visualisation d’une image très rare : la formation du cerveau), une découverte de la formation de la vie, jour après jour, depuis la fécondation jusqu’à la naissance, une maquette complètement renouvelée, des pages repères à chaque grande étape de la grossesse qui permettent à la future maman de comprendre la localisation du foetus dans son ventre, tout un chapitre consacré à la fécondation in vitro, un texte très rassurant, pédagogique, extrêmement accessible, qui explique clairement toutes les étapes de développement du foetus.

    • Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent

      6,00

      ” Chacun de nous vit selon des schémas, des habitudes qui sont autant de traits de caractères acquis. Ainsi, nous adoptons souvent des habitudes inefficaces, destructrices, négatives qui mènent à l’échec professionnel et personnel. Dans ce livre, je vous présente sept habitudes de gagnants. Ce ne sont pas des formules de dynamisation ; ni des remèdes miracles ; surtout pas des trucs ; mais la possibilité globale qui vous mènera à un développement individuel et social positif. Les sept habitudes conduisent petit à petit à une sorte d’échelle de la maturité. Vous allez intégrer des principes d’équité, d’intégrité et de dignité humaine. Vous apprendrez à accepter les changements qui touchent votre vie familiale et professionnelle et donc à gagner la sagesse et le pouvoir de saisir de nouvelles opportunités. Les sept habitudes vous permettront d’agir en harmonie avec vos propres valeurs. Vous communiquerez mieux avec les autres. Vous réglerez vos problèmes personnels, familiaux et professionnels. En somme, vous découvrirez que votre bonheur est entre vos mains.” Stephen R. Covey. ” Ce livre est magnifique. Il pourrait bien changer votre vie. ” Tom Peters, auteur du Prix de l’Excellence. ” L’équivalent d’une bibliothèque entière consacrée au succès est contenu dans ce livre. ” Ken Blanchard, auteur de The One Minute Manager. ” La bible des procteriens. “. John Pepper, Président, Procter et Gamble

    • Métamorphoses de l’âme et ses symboles

      4,00

      C’est en 1950 que le grand psychanalyste suisse donna cette quatrième édition, considérablement amplifiée, d’un essai de 1912 dans lequel, partant d’un cas individuel – celui, exposé par Théodore Flournoy, d’une jeune Américaine auteur de poèmes dans un état semi-inconscient –, il ouvrait à sa discipline des perspectives radicalement neuves.
      En partant de l’histoire de miss Miller, il s’y livre à une vaste enquête sur les symboles et les mythes culturels et religieux, développe sa théorie de l’inconscient collectif et archaïque, élargissant en fait le champ de la psychanalyse à une psychologie générale de l’humanité et de la culture.
      Dès sa première parution, ce livre qui marquait sa rupture avec Freud fut abondamment commenté et discuté. C. G. Jung ne cessa par la suite de l’enrichir et d’en affiner les vues. C’est une de ses œuvres maîtresses et l’un des classiques mondiaux de la psychanalyse.

    • Sur le rêve

      3,80
      A la fin de 1899 mais daté de 1900 comme pour marquer un nouveau siècle paraît Die Traumdeutung : c’est le livre du rêve jusque dans sa composition baroque, foisonnante. Un an plus tard paraît ce petit livre-ci, commandé par un éditeur, et dont le propos est bien différent : cette fois, c’est un exposé sur le rêve et qui revêt une forme plus classique, parfois didactique. Comme l’indique Didier Anzieu dans sa préface, la Traumdeutung constituait et constitue toujours une initiation à l’inconscient.
      Sur le rêve, lui, introduit à la psychanalyse. Y sont énoncés les résultats acquis par une science alors toute nouvelle. Si l’objet est ici le rêve, Freud n’entend pas pour autant lui conférer une valeur exceptionnelle. Au contraire il se déprend et déprend tout au long son lecteur d’une “surestimation” , romantique ou mystique, qui ferait du rêve le lieu de quelque ascension de l’âme vers l’inconnu.
      Aussi porte-t-il principalement son attention sur les procédés du “travail du rêve” en les illustrant par de nombreux exemples et en nous engageant à les retrouver à l’oeuvre dans d’autres productions de l’inconscient. Sur le rêve, oui, mais surtout pour l’analyse, pour une méthode.
    • L’énergétique psychique

      4,00

      Dans ces essais publiés à différentes périodes de sa vie, le grand psychanalyste suisse, auteur de Métamorphoses de l’âme et ses symboles, convaincu que la théorie de Freud ne rend pas compte de toute la richesse des phénomènes psychiques, explore quelques-unes des pistes de recherches les plus fécondes de son œuvre.

      La notion d’énergie, qu’il est assez tôt amené à se substituer à la libido freudienne, fait l’objet de la première partie. Liée à l’instinct, à la volonté, à l’émotion, etc., elle apparaît comme un potentiel dans lequel nous puisons sans cesse et qui pourtant se conserve durant toute notre existence, dans ses prolongements conscients ou inconscients.

      Dans la seconde partie, C.G. Jung aborde diverses manifestations psychiques universelles telles que la symbolique du rêve, les phénomènes dits occultes, la croyance à l’immortalité de l’âme ou aux esprits. Elles font l’objet d’une investigation appuyée sur l’observation, sans jamais inciter le lecteur à adopter une quelconque croyance, ” ce que moi-même, précise-t-il, je n’ai jamais pu faire “.

    • Le délire et les rêves dans la Gradiva de W. Jensen

      3,50

      Gradiva, celle qui avance, tel le dieu Mars allant au combat, mais c’est ici au combat de l’amour. Et Gradiva rediviva, celle qui réapparaît à l’heure chaude de midi et qui va, non sans malice, donner vie, forme, objet au désir d’un archéologue fou.

      En cette jeune fille à la démarche inimitable Freud a-t-il reconnu la jeune psychanalyse comme il a pu trouver dans Pompéi, la cité ensevelie et conservée, une métaphore exemplaire du refoulé et de son troublant retour ?

      On trouvera à la fin du volume une notice sur le bas-relief qui est à l’origine de la nouvelle ainsi que trois savoureuses lettres (inédites) de Jensen en réponse aux questions indiscrètes que lui posait son interprète.

    • La plus belle histoire des femmes

      4,00

      De Cro-Magnonne à nos jours, voici, racontée par quatre femmes d’exception, l’histoire de la condition féminine, dans un dialogue mené et écrit par l’une d’elles, l’historienne Nicole Bacharan. Avec l’anthropologue Françoise Héritier, elle remonte aux origines de la « nature » féminine. A quel moment les femmes ont-elles glissé dans la subordination ? Très vite, les hommes ont voulu maîtriser leur « privilège exorbitant d’enfanter ». Ils ont enfermé les femmes dans leur prétendue infériorité. On apprend ici que le matriarcat ne fut qu’un fantasme, et la prostitution, jamais un métier… Avec l’historienne Michelle Perrot, on parcourt 2000 ans de la vie des femmes en observant chaque âge : bébé, fillette, fille à marier, épouse, mère, grand-mère… Être une fille, c’était se voir refuser l’éducation, mariée souvent de force, surchargée d’enfants, exposée au viol et aux violences. Les rebelles, elles, payaient le prix fort… Avec la philosophe Sylviane Agacinski, nous voilà, aujourd’hui, au temps de l’égalité et de la parité. Après la révolution de la contraception, comment faire pour que l’universelle différence des sexes ne soit plus hiérarchie ? Comment construire un monde vraiment mixte ? En plongeant dans l’intimité des femmes, l’ouvrage retrace leur combat pour s’exprimer, créer, voter, aimer… C’est aussi un bel hommage aux femmes et à leur courage.

    • Détache-moi ! : Se séparer pour grandir

      3,00

      A la naissance, le bébé ne fait qu’un avec sa mère. C’est le temps de la fusion, indispensable, où il puise assurance et force. Cependant, il faut grandir et, pour cela, prendre de la distance, afin de gagner de nouveaux territoires d’autonomie et de liberté. Tout le développement psychomoteur de l’enfant, toute vie humaine apparaissent comme une suite d’attachements et de détachements, de conquêtes et de séparations.

      Mais peut-on se séparer sans peine ? Pourquoi la séparation fait-elle naître en nous un sentiment d’abandon ? Qu’est-ce que le travail de deuil, et est-il jamais terminé ? A quoi servent les souvenirs ? Sommes-nous vraiment nostalgiques de la fusion première avec notre mère ?

      Le Pr Marcel Rufo répond ici avec la chaleur et l’humanité qu’on lui connaît, et une grande empathie pour nos fragilités, nous tendant ainsi un miroir où chacun retrouvera ses interrogations, ses doutes, ses appréhensions face à la séparation. Avec, en filigrane, ce constat : on ne peut pas vivre sans lien mais, dès lors qu’il devient trop exclusif, ce lien menace de nous étouffer. Il faut donc pouvoir le desserrer, se détacher, afin de trouver la juste proximité entre les autres et soi.

    • L’intelligence dans la nature

      7,00

      Préface de Francis HalléDe minuscules êtres unicellulaires savent résoudre des labyrinthes complexes ; des abeilles, dont le cerveau a la taille d’une tête d’épingle, sont capables de comprendre des concepts abstraits ; certaines plantes parasites comme les cuscutes peuvent évaluer le contenu nutritionnel de leurs victimes avant de décider de s’y installer… Comment nommer ces comportements ? Les humains sont-ils les seuls à posséder une « intelligence » et à prendre des décisions rationnelles en toute autonomie ?L’auteur montre que les bactéries, les plantes, les animaux et les autres formes de vie non humaines font preuve d’une étonnante disposition à faire des choix déterminant leurs actions. Il nous emmène dans un voyage extraordinaire ? de la forêt amazonienne aux laboratoires hi-tech ? à la rencontre de guérisseurs traditionnels et de scientifiques de pointe qui explorent les sciences du vivant.Cette nouvelle édition intègre notamment une préface de Francis Hallé qui prolonge la réflexion de Jeremy Narby sur la nature de l’intelligence des plantes. Jeremy Narby est un anthropologue canadien diplômé de l’université de Stanford (Californie). Il a passé plusieurs années dans la forêt amazonienne péruvienne et s’investit aujourd’hui auprès de l’organisation d’entraide Nouvelle Planète pour la défense des peuples indigènes. Il vit actuellement dans le Jura.

    • Le sacre de l’espèce humaine

      8,00

      Soucieux d’enrayer la mainmise du pouvoir biotechnologique sur le vivant humain, le législateur a institué depuis 1994 la protection de l’espèce humaine. Au fil des rois successives de bioéthique, l’espèce humaine est devenue l’une des valeurs les mieux protégée du droit français, justifiant les sanctions pénales les plus sévères et les interdictions les plus absolues. Fait troublant, assurément, quand on sait que la notion d’espèce humaine n’a de consistance, ni juridique, ni biologique.
      Faut-il dès lors penser que sa protection garantie par le droit relève du pur arbitraire politique ? Et que penser par ailleurs d’un système juridique qui s’appuie sur des données faussées de la biologie pour définir ses valeurs ? L’examen attentif de l’idée d’espèce humaine, tout empreinte de moralisation désordonnée, suggère ainsi que le droit qui lui donne la primauté, au détriment de l’individu et au mépris de la personne, n’est pas tout à fait un droit.
      Cherchant avant tout à vérifier la conformité biologique des individus à l’étalon normatif de l’espèce, il s’agirait plutôt d’un contrôleur de pedigree. Obsédées par la constitution génétique et biologique, les dispositions relatives à la bioéthique sèment le trouble dans les fondements mêmes du droit, remettant en cause la notion de sujet de droit et s’apprêtant à exclure de l’humanité les individus conscients dont la naissance ne répondra pas aux critères de naturalité imposés par le sacre de l’espèce humaine.
      Il est donc urgent de repenser les fondements de la bioéthique et de redonner au droit toute sa forte en tentant de lui indiquer ce qu’il s’apprête à oublier : le fait de la naissance.

      L’auteur part d’un constat : l’espèce humaine est désormais l’une des valeurs les mieux protégées du droit français et l’introduction de cette notion a induit de nombreux bouleversements dans la pensée du droit : à tel point que le droit français réprime aujourd’hui plus sévèrement certains actes destinés à donner la vie que tous les actes entraînant intentionnellement la mort. Seul le génocide l’emporte en gravité sur les actes qualifiables de crime contre l’espèce humaine. Ce constat incite donc à se poser quelques questions sur la pertinence de la référence à l’espèce humaine : l’immixtion de l’espèce humaine dans le droit traduit la prégnance d’une théorie naturaliste du droit. Ce n’est plus un individu mais un élément appartenant à un ensemble biologique, l’espèce, pour lequel il devient essentiel de contrôler la conformité aux paramètres jugés fondamentaux de l’espèce humaine. D’où la nécessité de remettre en chantier une réelle réflexion sur la naissance en se demandant ce qui, dans cet événement, se joue pour l’individu comme pour l’ensemble de l’humanité.
      Philippe DESCAMPS, ancien journaliste scientique, enseigne la philosophie du droit à l’Université de Paris-Sorbonne. Dernier ouvrage paru : L’utérus, la technique et l’amour, PUF, “Intervention philosophique”, 2008.

    • Savoir attendre : Pour que la vie change

      5,00

      ” Qu’est-ce qui guérit, qu’est-ce qui fait changer ? C’est la nature, disaient les anciens, c’est la force de la vie. Alors la seule question est : comment piéger la vie, comment la faire venir ? “François Roustang pousse plus loin sa description des conditions du changement. Face au mal-être, il propose un cheminement paradoxal : dans le voisinage de nos souffrances extrêmes et que nous croyons intimes, laisser surgir, malgré nos peurs, d’autres ressources en nous, faire confiance à l’expérience du sentir, qu’on vit notamment dans l’hypnose, pour passer de la souffrance à un art de vivre.Voici donc comment, enfin, ” laisser la vie multiforme nous conduire “.

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